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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 22:49

pape-diouf_music.jpgPour ceux qui ont suivi ce dimanche les combats de lutte sur la RTS 1 (TV sénégalaise), ils ont adoré la remarquable prestation du chanteur Pape Diouf, lead vocal de la Génération Consciente. Parmi les musiciens qui l'accompagnaient, il y avait Papis Konaté au clavier et Lamine Faye à la guitare, toujours, maître de son instrument, l'ancien pensionnaire du Super Diamono.

 

Au siècle dernier, Lamine Faye et son Lemzo Diamono "employaient" un jeune chanteur prometteur.  Parmi les autres "stagiaires" qui ont été accueillis par Lemzo, il y avait aussi Alioune Mbaye Nder, Mada Ba, Fallou Dieng, Salam Diallo... pour ne citer que ces artistes qui sont devenus, à des degrés divers, des grands noms de la chanson sénégalaise.

 

Le jeune chanteur prometteur n'était autre que Pape Diouf, celui là même qui s'est attaché les services du grand Lamine Faye. Un connaisseur du milieu a dit que dans le show-biz, quand on monte,  on rencontre les mêmes personnes que quand on descend. Comme pour dire que ceux qui ont été au top peuvent connaître le flop. Et vice versa. Qu'humilité et cordialité doivent, malgré la concurrence, rester les maîtres mots.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:49

booba_futur.jpgBooba a encore frappé fort. En une semaine, son 6 ème album solo, « Futur », sorti le 26 novembre dernier, est disque d'or (plus de 100 000 exemplaires écoulés). Le rappeur, de père sénégalais, suit apparemment de près l'actualité politique. Il a titré l'un des premiers morceaux de l'opus, « Maki Sall Music ». Il y chante dans le refrain et ça n'a rien à voir avec les louanges des « mbalakheurs » :

 

9.2.I dans la maison,

Demande à Macky Sall, du sale ce que nous faisons

On n'en a rien à foutre, on vit ce que nous disons

Plus armé que toi, j'ai toujours raison

 

Plus loin, B20 lâche dans le dernier couplet :

 

Ceux qui ne parlent pas, je ne me méfie que de eux...

Ramène qui tu veux, bâtard, je n'ai peur que de Dieu

 

De là à faire une comparaison avec le caractère taiseux du Chef de l'Etat sénégalais ? Ou est-ce un hommage de Booba au 4 ème Président du Sénégal pour saluer son courage face à l'adversité et sa foi en lui-même pour obtenir ce qu'il veut ? Une certitude : c'est une chanson à la mélodie douce, aux rimes viriles où le crû et le trash se côtoient. Séquence d'une vie.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:52

Ndongo Mbaye, le célèbre danseur du groupe Daande Lenyol de Baaba Maal est décédé aux Etats-Unis. Sur sa page facebook, sa collègue américaine, la chorégraphe Ashley Maher, explique : "après avoir survécu"  à une agression armée, il y a quelques mois, Ndongo Mbaye devait subir trois interventions chirurgicales. "Il est décédé lors de la troisième". Triste fin pour un grand artiste. 

 

Les amateurs de lutte sénégalaise, "ce sport de chez nous", se remémeront pour longtemps que c'est lui qui avait offert à Mohamed Ndao "Tyson" le drapeau américain que le lutteur de Boul Falé arborait dans ses années de gloire. Les mélomanes se souviendront aussi de l'hommage que lui avait rendu Baaba Maal dans la chanson Wango Arti, au début des années '90 : "wiy neene dikkam, Ndongo Mbaye wiy neene dikkam...". C'est tout à la fin du morceau.  Une page de la culture sénégalaise se referme. Paix à son âme.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 00:29

 

DSCN1421.JPGBaaba Maal et son groupe, le Daande Lenyol (voix du peuple, en peul), sont les invités du Réseau des Associations pour la Coopération Internationale du Val de Seine (RACIVS). Le Réseau fête ainsi la Journée de la paix, de l'amitié et de la solidarité dans les Yvelines. Une manifestation qui est prévue du 19 au 23 septembre 2012. Après son arrivée le 19 septembre, Baaba Maal sera accueilli le lendemain à la Direction de l'Action Sociale Seine et Mauldre par la Directrice, Mme Agnès Etendart qui est aussi membre d'honneur du RACIVS. Ce sera l'occasion pour la star de musique sénégalaise de visiter les locaux de la structure avant d'aller à la rencontre des immigrés africains résidant dans les foyers AFTAM et SONACOTRA.

 

Ensuite, il est prévu dans le programme détaillé par le Président du RACIVS, Mr Saïdou Thiam que Baaba Maal déjeune avec le maire des Mureaux, Mr François Garay. Dans l'après-midi, c'est au tour du Président du Sénat français, Mr Jean-Pierre Bel de recevoir Baaba Maal. Une journée très chargée qui va se terminer par une rencontre entre l'artiste et les 86 associations composant le RACIVS au niveau du parvis spécialement aménagé pour accueillir ce moment d'échange festif. Le soir, c'est chez Mr Serge Ancelot, ami du RACIVS, qu'il est prévu que l'artiste chanteur dîne.

 

Le 21 septembre, Baaba Maal sera l'invité du Conseil Général des Yvelines où, en tantBAABA-MAAL.jpg qu'ambassadeur, il animera une conférence sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). La touche finale sera donnée le 22 septembre avec un concert au COSEC, où avec les partenaires du RACIVS que sont entre autres le Département des Yvelines et la ville des Mureaux, le patron du Daande Lenyol et son groupe donneront le clap de fin de cette Journée de la paix, de l'amitié et de la solidarité.

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:33

you_times.jpgDepuis la nomination de Youssou Ndour comme ministre de la Culture et du Tourisme, une certaine bien-pensance dakaro-dakaroise (la capitale, s'entend) voudrait nous faire croire que l'un des plus célèbres Sénégalais (il a fait la une de Time magazine) n'est pas assez outillé intellectuellement pour gérer le département que lui a confié le nouveau Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye. Pourquoi ? Parce que l'enfant de la Médina, banlieue toujours populaire, n'a pas fait d'études. Un commentateur de la RTS 1 s'est permis de préciser que You n'a pas fini son cycle primaire. Soit. Youssou Ndour n'a pas été studieux, mais il est talentueux, le bonhomme. Sa carrière musicale est jalonnée de réussite, à croire que le succès ne l'a jamais quitté, depuis qu'il a claqué la porte du Star Band de feu Ibra Kassé, le parrain de la « musique sénégalaise moderne ». Disques d'or, Grammy Awards..., il a quasiment raflé toutes les distinctions les plus prestigieuses.

 

Il a également réussi à exporter le Mbalakh avec notamment ses fameux Grands Bals à Bercy, lieu de spectacles en France qui n'est pas à la portée de tous. Et en toute logique, il a gagné beaucoup d'argent. Argent qu'il a investi dans son pays. Son groupe de presse Futurs Media et autre Jololi (la structure musicale) emploient des centaines de Sénégalais. Il est d'un professionnalisme à toute épreuve. Youssou Ndour est aussi un homme engagé qui sait réclamer ses droits. Or celui qui connaît ses droits sait forcément quels sont ses devoirs envers la société. Il a quasiment arraché des mains du régime de Abdoulaye Wade son autorisation d'émettre. Au moment de lancer sa télé et sa radio, le pouvoir a tenté de louvoyer un peu et de lui mettre la pression. « Ma foi, il y a un peu de pression, mais il y a la démocratie », a-t-il dit, au moment où il recevait Martine Aubry, alors candidate aux primaires socialistes, en visite à Dakar. Durant la récente campagne électorale sénégalaise, Youssou Ndour a inhalé des gaz lacrymogènes, essuyé des coups de matraques des policiers.

 

 

Il n'a pas reculé. Il aurait pu se dire, pour paraphraser le rappeur Booba : « fais chier cette effervescence politique, je reste seul avec mes millions ». En gros, au lieu de risquer ma santé, ma vie, je vais profiter de mon aisance financière. Ce ne sont pas les faits et gestes des méchantes personnes qui sont inquiétants, mais l'inaction des gens bien. Des personnalités bardées de diplômes ont été aux affaires avec le résultat calamiteux que l'on connaît. Le patron du Super Etoile n'est pas diplômé, mais il est talentueux. Il sait s'entourer de compétences pour bien gérer son business et surtout il impose le respect. De quoi d'autre avons-nous besoin pour redresser le Sénégal.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:53

duggy-tee.jpgDuggy Tee et Baaba Maal joignent leurs efforts dans le titre « Fulani » pour appeler les Peuls et les Africains en général à s'unir et travailler main dans main. Les deux artistes n'en sont pas à leur première collaboration. En 1994 dans l'album Firin' in Fouta, le patron du Daande Leniol avait invité le PBS de Duggy Tee sur le titre « Swing Yela ». Déjà, « Doug » y rappait en pulaar.

 

De son parcours au Positive Black Soul (PBS), on a retenu un artiste talentueux, taiseux et mystérieux. Dans la seconde moitié des années 90, il apparaissait comme le leader naturel du posse de Sicap et le précurseur du hip hop au Sénégal voire en Afrique. D'avec son compère Didier Awadi, il va se séparer au début des années 2000. Et se faire discret. Sûrement, c'était reculer pour mieux sauter.

 

Duggy Tee vient de produire avec Baaba Maal « Fulani » qui, comme son nom l'indique, est un hommage aux Peuls de tous les Fouta (Djallon, Toro, Macina...). Duggy Tee exhorte les Peuls à « s'enraciner » certes, mais à s'ouvrir sur le monde pour développer « nos pays et l'Afrique ». Amadou Barry qui a grandi à Sicap n'a pas le peul comme première langue parlée. Si'il a réussi à rapper sans complexe et de façon propre en pulaar, c'est que ce MC est un artiste à part entière qui s'investit corps et âme (Soul) dans ce qu'il fait.

 

Beaucoup qui ne sont pas poularophones chantent dans cette langue, mais ils restent souvent au niveau du cliché (Youssou Ndour dans « Lii », Fallou Dieng dans « Nda dalli »). Duggy Tee lui a « taffé » son texte, et le début du premier couplet en est une illustration: « bismillaahi so mi ummiima, ar rahmaani so mi yeyniima... ». C'est du grand art.


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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 19:09

 

booba-Lunatic.jpgDr Dre, le « Docteur » ès instrus qui deviennent des tubes a défini le gangsta rap ainsi : «  nigger, nigger, fuck this, fuck that, bitches suck my dick... ». Pour lui, un bon morceau de rap glorifiant violence, sexe et drogue doit contenir ces ingrédients. Booba n'a pas dérogé à la règle. Si l'album « Lunatic » était un film, il serai interdit aux mineurs et aux âmes sensibles.

 

Quelques extraits : « j'ai peut-être laissé ma femme passer, si je roule à 2 à l'heure, c'est sûrement que je regarde un gros c... passé » (Killer), « en mode Belzebuth, cela va de soi, on va b... des p... » « Monsieur l'agent, la ch... à ta mère, qui siffles-tu ? » (Boss du rap game). Tout le monde y prend pour son grade, même Rama Yade, l'icône de la diversité à la française. Mais Booba, ce n'est pas seulement que des paroles crues, c'est aussi des textes au style affiné. Dans le rap français, difficile de faire mieux que lui dans la métaphore.

 

« Rappeur comme moi, jamais vu comme le mollah Omar », en référence à ce chef taliban dont on parle et que personne n'a vu, même pas en photo. Ou encore « tu ne seras rebeu ou black qu'avec un oeil au beurre noir ». Un jeu de mot subtil entre arabe (beur et rebeu en verlan) et africain. Comme si B2O voulait dire qu'en tant qu'immigrés, il faut se battre pour s'en sortir (album 0,9, Rat des villes). Booba, c'est également des textes où suintent l'oppression des Noirs et le racisme ordinaire : « négros pendus aux arbres dans le Mississipi, je suis traumatisé depuis depuis » (Jimmy 2 fois).

 

Dans Pitbull (album Ouest side), un clip en noir et blanc où il replonge dans les séquelles son enfance, il lâche : « dès fois je me dope comme un coureur cycliste / quand ça réveille mes cicatrices / je me sens si seul et si triste ». Le Mc de Bakel, contrairement à certains rappeurs français, a un profond respect pour ses compères américains. « Le rap vient des USA, rappelle-t-il, c'est eux qui ont créé ce truc, ils ont influencé le monde et  c'est la moindre des choses que de le reconnaître ». Lui, l'a fait dans son album : Akon (Lunatic), P. Diddy (Caesar Place), T. Pain (Reel), Ryan Leslie (Fast life) ont collaboré à cet opus. Outre ses potes du 92 I, il n'y a pas eu de feat avec les rappeurs français.

 

Il cartonne dans les ventes et les médias généralistes commencent peu à peu à s'intéresser à lui. Récemment, il était invité à la première radio de France, RTL. Le journaliste n'a pas hésité à reconnaître que Booba est l'une des plus « grandes stars françaises » du moment, puisqu'il vend mieux que les Jonnhy et autres Sardou. Enfin, la reconnaissance ? Peut-être, même si les rappeurs ne sont presque jamais nominés aux Victoires de la musique. Il s'y ajoute que Booba a une dent contre son pays de naissance : « Fuck you, fuck la France, fuck Domenech », lâche-t-il dans Caesar Palace. Et cela ne plaît pas à tout le monde.

 

Pourquoi insulter la France, se demandent-ils ? « Ce n'est la France entière que je traite, mais cette partie de la France qui pousse le Front national à avoir un joli score aux élections, c'est cette France qui accepte qu'un vieux parfumeur insulte les négres sur un plateau d'une grande chaîne de télévision sans que personne ne trouve à redire, c'est cette France où un chanteur populaire ose avouer en direct que ses enfants ne vivent pas en France parce qu'ils ne veut qu'ils parlent rebeu (arabe) », se défend-il.

 

Elie Yaffa donne certes l'image d'un dur à cuir avec ses tatouages et ses paroles crues, il chante tout de même l'amour à sa façon dans « Killer » et fait des clins d'oeil au Sénégal qu'il a dans le sang et sur le corps. Il a « Bakel city » tatoué à l'épaule. Bakel, patrie de son « paternel ».

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 14:31

"Je ne connais pas Dadis Camara, mais je le respecte". Quelle mouche a donc piqué le chanteur malien Salif Keïta pour qu'il tienne des propos allant à contre sens de l'opinion africaine et internationale ? Dans le numéro 2548 de Jeune Afrique, l'artiste albinos n'y va pas par quatre chemins. "Ces évènements (le massacre du 28 septembre) sont un complot contre Dadis. C'est un petit militaire sans expérience issu du peuple et qui a besoin d'aide. Au lieu de le condamner, l'Occident ferait mieux de le soutenir dans son combat contre les cartels de la drogue", lance-t-il.

Venu à Paris pour la promotion de son dernier album "La différence" (Emarcy/Universal Jazz), l'auteur de "Nou pa bouger" adopte une posture plutôt offensive envers les détracteurs de Dadis et conciliante envers le chef de la junte guinéenne. "Depuis son arrivée au pouvoir, Dadis lutte contre la drogue.  Il empêche les narcotrafiquants de s'installer dans tout le pays", soutient-il. Lutter contre le trafic de drogue est une noble mission, mais massacrer son peuple est une vilenie.

Et Salif Keïta le sait mieux que quiconque puisqu'il s'était insurgé contre le régime de Moussa Traoré, lorsque celui-ci pour se maintenir au pouvoir, a tiré sur les populations. La vérité, c'est que Salif Keïta est récédiviste, en tout cas pour soutenir les dictateurs guinéens. Souvenez-vous du morceau "Mandjou" où il rend hommage "au mari d'Andrée Touré". Tout le monde sait que Sékou Touré n'était pas un dirigeant tendre. Combien de Guinéens et de non Guinéens sont morts d'inanition dans la tristement célèbre prison du Camp Boiro.

 Avec sa politique du "complot permanent", Sékou Touré a humilié, torturé et masscré les élites de son pays en leur imposant dans leurs geoles la fameuse "diète noire" : on ne donne au prisonnier ni eau, ni alimentation jusqu'à qu'il meurt. Et ce n'était pas que de la faute de l'Occident. Dommage qu'un artiste aussi talentueux que Salif Keïta, idôle des jeunes et des grands, idôlatre à son tour des personnages contreversés.

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