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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:55

you-ndour.jpgC'est son compère Mbaye Dièye Faye, percussionniste du Super Etoile qui chantait « Youssou Ndour, boy town... ». Boy Town, le citadin au fait des choses de la cité qu'est You descend finalement dans l'arène politique où sûrement il ne va pas être un « wacc bees » (néophyte). Après avoir agi avec maestria en musique et en business avec un succès indéniable (disques d'or, Grammy awards, groupe de presse...), l'enfant de la Médine est en lice pour concourir à la fonction suprême.

 

« C'est un acte patriotique », a-t-il dit. Bien sûr. Dans l'état actuel des choses au Sénégal où pouvoir, opposition et société civile bandent les muscles dans une atmosphère tendue, la candidature de You est une très mauvaise nouvelle pour le camp de Abdoulaye Wade, l'actuel Chef de l'Etat. Sur les chaînes étrangères, l'info passe en boucle et en ces termes : « le célèbre chanteur Youssou Ndour est candidat à l'élection présidentielle sénégalaise contre Abdoulaye Wade, 86 ans, lui même candidat pour un troisème mandat, après une modification de la Constitution... »

 

Wade n'avait pas besoin d'une telle publicité sur la modification de la Constitution et surtout sur son âge. En se déclarant candidat, You semble s'être doté d'une réelle capacité de nuisance sur le vieil homme politique qu'est Wade. Par sa notoriété, chacune des déclarations du patron du Super Etoile va être maintenant reprise par les médias internationaux et chaque info sur lui va être commentée. Ainsi, à l'issue de l'élection du 26 février, à défaut de faire battre Wade, You pourra en faire un candidat mal élu, voire très mal élu. La modification de la Constitution ne fait plus recette.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:22

DSCN1009.JPGDimanche 25 septembre – Le patron de Rewmi, Idrissa Seck (2è en partant de la gauche sur la photo) a rendu visite aux militants et sympathisants de son parti résidant dans la ville des Mureaux, dans le département des Yvelines, en banlieue parisienne. La rencontre a eu lieu au Foyer des immigrés. Prétextant une recommandation de son épouse qui demandait à l'ancien Premier ministre (PM) « de dire bonjour à ses parents hal pulaar en », Idy a lu un court texte en pulaar en guise de salutations. Ce qui occasionna l'hilarité et des applauddissements dans l'assistance. Et d'attaquer : « le cycle Wade est terminé. Soit il accepte de quitter le pouvoir comme le stipule la Constitution, soit il provoque une instabilité au pays, mais Abdoulaye Wdae est arrivé au bout d'un cycle ».

 

Pour le maire de Thiès, la suite passera par une « transition » qu'il espère démocratique. Et pour cela, il compte bien sur la mobilisation des Sénégalais de la diaspora. Même s'ils ne constituent que « 10 % de l'électorat », leur influence peut grandement peser sur la balance lors des élections. Avant Idrissa Seck, c'est le Président de la section Rewmi des Mureaux, Mamadou Aw (3è en partant de la gauhe) qui a pris la parole en premier : « c'est une fierté et un honneur de cheminer à vos côtés pour l'avenir radieux du Sénégal », a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'Idy était taillé « pour assumer la fonction suprême, à savoir être Chef de l'Etat de notre cher pays ». A sa suite, le premier adjoint au Maire des Mureaux, Papa Waly Danfakha (à droite sur la photo) a souhaité la bienvenue au numéro un de Rewmi et a rappelé le côté « cosmopolite » de la ville des Mureaux dont la « population immigrée participe grandement au développement de la France ».

 

L'édile adjoint n'a pas manqué de souhaiter « bonne chance » à Idy pour les échéances de 2012. Si côté électoral, on ne sait pas ce qui va se passer, côté sécurité, on a constaté qu'Idrissa Seck ne lésine pas sur les moyens. Venu dans une mercede noire aux vitres teintées, il avait tout le temps à ses côtés des gardes du corps reconnaissables à leurs costards noirs, crânes rasés et leurs équipements de communication high tech, petite caméra cachée ou enregistreur sonore... Seuls bémols : le retard des « rewmistes ». Prévue à 15h00, la rencontre n'a démarré qu'à 18h00 et après son speech, Idy ne s'est pas prêté au jeu des questions-réponses des militants. La déception se lisait sur certains visages. Les autres étaient juste ravis que l'ancien PM vienne leur « dire bonjour au Foyer ». « Cela veut dire qu'il nous considère », se réjouit un militant.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:14

wade.jpgMalgré la détermination des Sénégalais de l'intérieur et de la diaspora contre la loi instituant la vice-présidence au Sénégal, le Chef de l'Etat, Abdoulaye Wade fait la sourde oreille. Il marche dans les mêmes travers que l'ex-président nigérien Mamadou Tandja. Ce dernier, contre la volonté du peuple, avait voulu modifier la Constitution au Niger pour se maintenir au pouvoir. Les Nigériens avaient fait bloc pour dénoncer "un coup d'Etat institutionnel". Tandja a voulu faire un passage en force.

 

Des soldats nigériens dirigés par le Général Salou Djibo l'ont renversé et arrêté. Selon la bonne formule de Jeune Afrique Tandja jouait à "l'apprenti sorcier". On dirait que Me Wade veut l'imiter, sachant les conséquences de tels actes. A y regarder de près, ils se ressemblent. Ils sont tous les deux âgés et têtus. En 2009, Tandja avait 71 ans et il n'en faisait qu'à sa tête. Il n'écoutait personne. Abdoulaye Wade a 85 ans. Il n'en fait qu'à sa tête aussi. Il mise sur une dure répression et la peur des Sénégalais de descendre dans la rue pour faire passer "sa" loi.

 

Il ne faut pas être étonné si un jour, le pape du Sopi taxe les opposants à sa "réforme constitutionnelle" "d'agents de l'étranger" ou comploteurs à la solde d'une quelconque puissance occidentale. Tandja, le Nigérien avait la même ligne de défense, il a fini par tomber. Wade, le Sénégalais marche sur ses pas. "Tu peux tromper quelques personnes de temps en temps, mais tu ne peux pas tromper tout le monde tout le temps". A Me Wade, cette formule de son "ami" Tiken Jah Fakoly : "on a tout compris".

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 22:28

Macky-sall_ja.jpg"Wade, en s'acharnant sur (Macky Sall), a commis une erreur d'appréciation...(car) avant d'être courtois, l'homme est fier", commente Rémi Carayol dans la dernière parution de Jeune Afrique (JA). L'hebdomadaire de Béchir Ben Yahmed a titré sur une grande photo du leader de l'Alliance pour la République (APR) " Monsieur le Président ?". Pourquoi ? Parce qu'il est "sénégalo-compatible", selon la formule d'un proche de Karim Wade, Cheikh Diallo cité dans l'article qui souligne que Macky Sall "parle cinq langues : le wolof, le sérère, le pulaar, le français et l'anglais".

 

 "Macky Sall a une dernière qualité, et pas la moindre : il sait amadouer. Lui trouver des ennemis à Dakar n'est pas chose aisée... En deux ans, Sall aura aussi séduit l'opposition à force de discours sur la mal-gouvernance de son ex-mentor, faisant presque oublier les huit années de pouvoir passées à ses côtés, sans jamais tomber dans le piège de l'invective et tout en conservant des liens étroits avec de nombreux dirigeants du PDS", explique l'envoyé spécial de JA. Il ajoute : "c'est l'avantage quand on est lisse - ou qu'on feint de l'être : on se faufile un peu partout".

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 23:42

thiam_mairie.JPGSaïdou Thiam est militant de l'Alliance des Forces du Progrès (AFP) et candidat à la mairie de Ndioum en 2014. Journaliste free-lance, il est spécialiste des questions de coopération décentralisée.

 

Quelles sont les raisons de votre engagement pour le développement de la commune de Ndioum ?

 

Comme beaucoup de fils de Ndioum, cette partie du Sénégal m'a tout donné. Donc, il s'agit de redonner tout ce que j'ai pu obtenir depuis mon enfance. Chaque ressortissant de Ndioum tente, à sa manière, d'apporter une contribution pour le développement de cette commune. Depuis juin 2002, je réside partiellement en France, et j'essaie, à travers les possibilités qui s'offrent à moi, de participer à son rayonnement en s'appuyant sur des actions concrètes avec nos partenaires.

 

Quelles sont les actions menées depuis votre engagement ?

 

Avec nos partenaires, nous avons construit une case de santé à Ndioum Walo, nous avons rénové en 2005 le Centre de santé de Ndioum Diery, nous avons permis la création d'une quarantaine d'organisations type Gie et d'associations loi 1901, équiper 13 ASC à deux reprises, appuyer financièrement le jardin des femmes de Nianga, rénové la maternelle municipale... On a également reçu en France l'ancien maire Habibou Datt à deux reprises pour nouer des contacts, l'actuel maire à deux reprises pour un travail de partenariat. On a équipé le dispensaire d'une ambulance, une autre ambulance médicalisée avec trois (3) appareils générateurs de dialyses pour l'hopital régional va être acheminée dans les semaines qui viennent. Il s'y ajoute le démarrage des travaux de constrcution du siège de l'Association Maison pour un développement solidaire qui n'est rien qu'un réseau associatif citoyen qui souhaite contribuer au développement dans divers domaines de notre chère ville. Nous avons accueilli récemment au mois de mars, le Directeur de l'hôpital de Ndioum qui a pris contact avec ses collègues de Mantes, Nanterre et de la Clinique Sainte Marie à Cergy Pontoise. En novembre 2011, une caravane de santé est prévue. Toutes ces actions ne se seraient produites sans l'appui de la marraine de Ndioum, Me Heidi Rançon-Cavenel qui a accepté depuis 2003 d'accompagner nos concitoyens dans tous ces domaines précités.

 

Comptez-vous mettre à profit ces engagements pour aller à la conquête de la mairie en 2014 ?

 

Aujourd'hui, je n'ai aucune légitimité. En 2014, je serai candidat, mais cette candidature ne serait possible que par l'assentiment d'une bonne partie de la population. Il me semble qu'il y a un boulevard qui est là, c'est-à-dire la soif des populations de voir beaucoup de projets se réaliser. Mais également, je pense avoir le profil pour créer les conditions de mise à contribution des ressortssants ndioumois à Dakar comme à l'étranger. Je suis apte à conduire des changements véritables dans les domaines précités où j'ai montré mes compétences. En vérité, Ndioum est connu à l'échelle nationale et à travers le monde. Il s'agit de trouver une bonne équipe municipale pour capter ou émarger dans des programmes de développement national et international. Et dans ce secteur de la coopération internationale, mon expérience parle pour moi.

 

Pour résoudre les problèmes, il faut les identifier. De quoi souffre Ndioum aujourd'hui ?

 

La municipalité souffre d'un déficit organisationnel : la gestion des ordures ménagères, l'assainissment, les voieries, l'urbanisation, le reprofilage de la berge ...tout ça, on doit et on peut mieux faire que ce qui se passe actuellement. Les activités culturelles, l'état calamiteux des stades lié à la mauvaise gestion des sports sont une tragédie pour la jeunesse. Si je suis élu maire, je prends l'engagement de quitter définitivement la France et de me consacrer totalement au mandat que mes parents ont bien voulu me confier. Ce n'est plus possible d'avoir un maire et la moitié des élus vivant à Dakar le plus clair de leur temps. La gestion par pocuration, les Ndioumois ne la méritent pas.

 

Quels sont les remèdes que vous préconisez?

 

Je m'efforce présentement à faire quatre déplacements à Ndioum pour m'enquérir des préoccupations des populations et essayer de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Il s'agira de mettre au coeur du développement les NTIC et internet en premier. Créer des cyber centres dans les quartiers. Je vais me rapprocher de l'Institut de géographie de Paris en partenariat avec les services d'urbanisme pour avoir le plan directeur et d'amènagement de la commune. Le financement de tous ces projets va partir des possibilités nationales et des collectivités avec lesquelles je travaile depuis des années. Tous ces projets vont inéluctablement créer des emplois.

 

Quels sont vos projets dans le moyen et long terme ?

 

Vous avez raison de préciser moyen terme, car les populations n'en peuvent plus de ces promesses qui ne verront jamais le jour. Nous, c'est du concret. Après avoir ficelé le plan d'urbanisme et d'amènagement, nous allons construire un nouveau dispensaire, attaquer la rénovation complète du stade municipal. Nous allons construire un nouveau marché : l'actuel ne répond plus aux normes sécuritaires. Les questions environnementales seront au coeur de notre projet. Comme vous le savez, l'aspect écologique peut constituer un terreau fertile pour la coopération internationale. On va procéder à la rénovation complète de la salle des Fêtes, créer les conditions d'éclosion des talents des populations de Ndioum (artistes, artsians, sportifs...). Les femmes, les personnes handicapées occuperont une place spéciale dans notre programme et être ainsi en cohérence avec les idées de Moustapha Niasse. Ndioum tourne autour de 15 000 habitants, le tiers va à l'école. 60 % ont moins de 25 ans. On y compte un lycée, deux collèges, neuf écoles élémentaires, une maternelle. Une part importante du budget sera réservée à l'éducation. Pour tout dire, la préparation de l'avenir passe par la formation. Comme disait Malcolm X, « l'éducation est un passeport pour le futur et demain appartient à ceux qui se préparent aujoiurd'hui ». J'ai envie d'ajouter que mon projet s'appuie sur des valeurs de partage, de don de soi, d'humanisme, d'engagement, de solidarité...

 

 

Sûrement vous avez évoqué votre candidature avec Moustapha Niasse...

 

Depuis 12 ans, je suis dans l'opposition avec Niasse. Et en tant que républicain, cela ne m'a pas empêché de travailler avec l'institution municipale qui n'est pas du même bord politique que nous. Pour nous, le respect des règles et des lois républicaines doivent être de rigueur. L'Alliance des Forces du Progrès (AFP), à travers ma modeste personne, veut montrer le chemin à emprunter quand nous serons au pouvoir. J'ai une forte envie de participer à hisser Ndioum à l'échelle internationale, partant des idées de Senghor qui disait : « j'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus ».

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:52

DSCN0783.JPGDans le cadre des « Week end de la diaspora », des membres du Parti Démocratique Sénégalais (au pouvoir) se sont retrouvés le samedi 12 mars aux Mureaux, banlieue parisienne dans le département des Yvelines, afin de convaincre les électeurs de la diaspora de se ranger derrière Idrissa Seck, lors des prochaines élections présidentielles.

 

Ousmane Diallo (en grand boubou sur la photo), Président de la Fédération libérale de France a dressé une situation apocalyptique du Sénégal : « scènes d'Intifada à Dakar, corps en putréfation dans les morgues des hôpitaux (par manque d'électricité), risque d'année blanche à l'université, immolation par le feu devant le Palais présidentiel, désastreuse campagne commerciale de l'arachide, énorme perte dans les rangs de nos Diambars, parlement monocolore, vingt trois (23) ministres d'Etat qui ont fini par plonger ce gouvernement dans le vulgaire et le grotesque ».

 

Que faire alors ? « Imposer Idrissa Seck comme candidat naturel du PDS lors des élections présidentielles de 2012, car selon la Constitution actuelle, le nombre de mandats est limité à deux », poursuit Mr Diallo. Pour les libéraux français, Abdoulaye Wade est disqualifié « par l'âge et la Constution », il ne peut donc briguer un troisième mandat.

 

Avant lui, d'autres orateurs se sont succédé au micro. Il ya eu d'abord Mamadou Aw (à gauche sur la photo), Président de la section PDS des Mureaux, « ému par la mobilisation des Muriautins » et surtout par le fait que ses frères aient choisi sa localité de résidence « pour lancer les premiers week end de la diaspora ». Il a rappelé au passage que « depuis qu'on a mis Idy à l'écart, rien va plus au pays », avant d'ajouter que ce n'est pas « Idy qui est pressé, mais c'est Abdoulaye Wade qui est pressé de mettre son fils à la présidence ».

 

« Les Sénégalais sont fatigués » de Wade et de ce qu'il a posé comme actes, a lancé la chargée de Communication et de propagande, Mme Amina Kébé (en noir sur la photo). Elle enjoint les militants de se préparer pour le Congrès du PDS du 25 novembre prochain afin de « choisir un candidat jeune » en la personne de Idrissa Seck, ancien Premier ministre et actuel maire de Thiès.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 15:21

3858714947_04c93bfa47.jpgAndré Mba Obame, l'opposant gabonais s'est autoproclamé Président de la République. Il compte sur le sursaut de ses compatriotes pour conquérir le pouvoir.

Depuis que les Tunisiens ont chassé le 14 janvier dernier Ben Ali, leur ex-Chef de l'Etat qui, à force de durer au pouvoir, s'est mué en dictateur, la rue maghrébine est en pleine effervescence. Algérie, Egypte, les tenants du pouvoir redoutent la contagion dans leur pays. En Afrique subsaharienne, il y a l'équation ivoirienne où il y a un Président qui a normalement remporté les élections et un autre qui refuse de céder la place.

Et c'est assez de problèmes pour la jeune Union Africaine (UA) et la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Mais voilà qu'au Gabon, André Mba Obame, l'adversaire malheureux de Ali Bongo Ondima à la présidentielle veut ouvrir un nouveau "front". Il a toujours contesté le verdict des élections de 2009. C'est à cette date qu'il devait contester avec véhémence et non attendre deux années après pour s'autoproclamer Président de la République du Gabon.

C'est ubuesque. Avec cette tactique, il ne pourra pas compter sur la Communauté internationale ou la CEMAC pour prendre le pouvoir. Parce que les élections, c'est comme au football. Si tu encaisses un but que l'arbitre valide et qu'après, il siffle la fin du match, c'est fini : t'as perdu la partie. Tu n'as plus qu'à attendre le retour pour montrer ce dont tu es capable.

Monsieur Mba Obame, vous comme Monsieur Gbagbo, avez perdu les élections, soyez fair-play et attendez les prochaines échéances. Tout acte contraire risquerait d'être vu comme trouble à l'ordre public et usurpation du pouvoir. Le Gabon est un pays qui n'a pas besoin d'un grand désordre politique auquel veut le faire basculer l'ancien ministre de l'Intérieur de Omar Bongo Ondimba.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 22:09

wade-copie-1On l'attendait sur deux points essentiels : la statue de la Renaissance africaine et sa sortie jugée "humiliante" envers les Chrétiens du Sénégal.

Pour le premier point, le Président de la république a promis d'y revenir ultérieurement. Les Sénégalais resteront sur leur faim, malgré les critiques émises sur ce projet de Wade. Pour le second point concernant les catholiques qui ne le "remercient" pas assez, Me wade "regrette" qu'on ait déformé ses propos et mis à mal avec les Catholiques dont il n'a cessé de plaider la cause comme "un avocat isolé dans le désert". WXade n'a retourné sa veste que pour mieux taper sur "certains musulmans".

Il a voulu promouvoir "le dialogue islamo-chrétien malgré l'opposition de certains musulmans", dixit Wade. Alors, est-ce grave, Docteur ? Oui, c'est très grave, parce qu'au lieu d'éteindre tout simplement l'incendie suscité par ses propos, il n'a pu s'empêcher de traîner dans la boue "certains musulmans" qui bloqueraient sa politique de consensus inter-religieux. Donc, ce sont des musulmans qui en voudraient aux Chrétiens. Même si c'était le cas, Wade ne devrait pas opposer chrétiens et musulmans. C'est ce genre de propos, interprétés dangereusement par des extrêmistes de tout poils qui mènent tout bonnement à la guerre civile.

Pourquoi cette attitude à toujours vouloir qu'on le remercie. Les bénéficiaires du plan Jaxaay "sont venus me remercier". D'accord. Seulement, la vérité, c'est que le Chef de l'Etat n'a pas été élu, donc choisi pour diriger le Sénégal, pour qu'on le remercie à tout de bout de champ. Dans une entreprise, on ne remercie pas son employé: soit on l'encourage, soit on le sanctionne. Me Wade est le premier employé des Sénégalais, on n'a pas à le remercier.

A part ça, en une heure, Me wade a parlé de tout et de rien. Quelques perles :
"ne pas construire sur les bas fonds" pour éviter les inondations;
"5 000 jeunes Sénégalais ont été choisis pour travailler à la Grande Muraille verte et tout le monde le sait";
Wade tient à "féliciter la police nationale appelée par la Communauté Internationale au Darfour";
"notre pays doit avoir une vocation sportive";
une réunion des ingénieurs africains du solaire va être tenue chez nous pour trouver une alternative au pétrole, parce que Me Wade "mesure les frustrations et les désagréments causés par les délestages".
En plus, le Sénégal va fabriquer les ampoules compatibles avec cette énergie solaire, promet le Président. 

Enfin, Me Wade nous rappelle ceci : "nous vivons dans un monde de compétition ardue". Comme si on ne le savait pas.

Bref, ce discours de fin d'année de Abdoulaye Wade a été long et ne dit pas grand chose. Usons d'une formule poétique -l'allitération-pour faire passer la pilule : cette conversation de Me Vade (comme l'appelait Abdourahim Agne) a viré verbeuse. Verbiage, verbiage, tout n'a été que verbiage.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:24

Les Mureaux (région parisienne) -jeudi 19 novembre. La communauté sénégalaise établie aux Mureaux, ville du département des Yvelines (78), l'attendait. Avec eux, Papa Waly Danfakha, Dieynaba Diop et Alain Bischerour, tous adjoints au maire de la ville. Et il est venu. Macky Sall, patron de l'Alliance pour la République (APR, parti d'opposition), accompagné de son griot Farba Ngom et de quelques cadres de sa formation,  a rencontré les membres de la quinzième région du Sénégal, à savoir la diaspora.

il a dit ce qu'ils espéraient entendre : tout retour au Parti Démocratique Sénégalais (PDS, au pouvoir) est exclu. "J'ai dit que j'en ai fini avec eux et je regarde vers l'avenir", a martelé en pulaar le maire de Fatick.Vu la situation délètère qui prévaut au Sénégal, Macky Sall rappelle que c'est une très mauvaise chose que de gérer les biens de l'Etat en les confondant avec ses propres biens. Pour lui, ce qu'il faut au Sénégal, c'est plus de "droiture" dans la gestion des biens et des personnes, car "la patrie importe plus que les partis (politiques)" qui ne sont en fin de compte que des "associations privées".

 Mzacky Sall a ensuite rendu hommage aux immigrés. "Sans vous, il y aurait plus de mièsre au Sénégal. Vous intervenez et apportez vos contributions dans des domaines relevant de l'Etat", rappelle-t-il. "Vous construisez des salles de classe, des centres de santé, donc l'Etat devrait vous appuyer dans ces démarches nobles".Mais, précise-t-il, "on n'aide pas les populations en se trimballant avec des mallettes remplies de billets de banque", les hommes d'Etat doivent avoir un peu plus de hauteur, explique-t-il en substance.

 Le numéro un de l'APR a promis, à propos des véhicules achetés hors du Sénégal, de ramener leur ancienneté par une loi "moins de dix ans", au lieu de 5 ans actuellement. En attendant, le grand meeting de samedi à Saint-Denis (toujours en région, parisienne, et après avoir remercié chaleureusement Badou Sow et Niba Sène, les initiateurs de cette rencontre, Macky Sall a fait cap à Mantes-la-Jolie où il est attendu.

La soirée ne fait que commencer puis qu'il a rendez-vous également  à Rouen et à Elbeuf dans la région normande. L'ancien Premier ministre est entrain de tisser maille à maille son réseau de soutiens à travaers la France, car les présidentielles de 2012, c'est demain.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:40
Avez-vous suivi ce mardi 10 novembre sur la chaîne privée 2s TV l'émission "Tedoungal" animée par Dj Diallo ? Nous, si. D'habitude les gens interviennent en direct pour faire des dédicaces, saluer les parents restés au pays, pour ceux appelant de l'étranger. Seulement, il y a eu deux téléspectateurs qui se sont succédé et après les politesses d'usage, ils ont dit haut et fort leur soutien au Président de la République, Abdoulaye Wade. L'un d'eux même, imitant l'accent des jeunes de banlieue parisienne, a dit qu'il était "fier" du vieux Président pour tout ce qu'il a fait. C'est leur droit d'avoir des opinions et de les exprimer, seulement l'endroit est mal choisi.

Une émission de divertissement pour faire de la propagande, franchement c'est ridicule de leur part et de la part des personnes qui les manipulent. En réalité, ces deux  quidams qui sont intervenues dans l'émission "Tedoungal", ils ne sont que des guignols et leurs propos ne reflètent nullement les points de vue de la majorité des Sénégalais qui ne savent plus où donner de la tête face à la crise et les moyens dérisoires qui leur sont accordés pour s'en sortir. Un exemple : au lieu d'évacuer l'eau dans les écoles ou dans les maisons inondées, l'Etat et son Chef préfèrent allouer des milliards à la construction et à l'inauguration d'un monument pour la grandeur de son "idéologue".

De quoi a peur le camp présidentiel pour en arriver à de si basses manoeuvres ? Et qui espèrent-ils leurrer ? Ce n'est certainement pas la diaspora qui suit quotidiennement l'actualité déprimante au Sénégal (affaire de la mallette de Ségura, le monument, les interminables et coûteux voyages, ralliement de Idy...). Franchement les gars, c'est triste ce que vous faîtes et ça ne vous grandit pas. Seulement, on sait que vous vous foutez des nobles causes. "Je ne peux pas faire campagne en 2012. Pourquoi aller en campagne et contre qui ? Depuis que j'ai déclaré ma candidature, il n' y a eu aucun écho (de l'opposition). Cela veut que les jeux sont faits",  dixit Abdoulaye Wade dans la dernière livraison de Jeune Afrique

Si les jeux sont faits, pourquoi sur la RTS 1 on ne nous montre que des meetings pro-Wade au journal.? Honte à son Directeur qui avale couleuvres sur couleuvres, parce qu'un professionnel comme B. Diagne sait que le traitement de l'information n'est pas équilibré sur la chaîne de TV qu'il dirige. L'opposition y est totalement absente. On est entrain de dilapider notre maigre crédit de démocratie. L'Abbé Pierre, celui-là même qui a combattu toute sa vie la misère en France a dit à propos des Chefs d'Etat : "Au pouvoir, on court le risque de perdre la hiérarchie juste des urgences. (Le chef) aura plus tendance à embellir l'opéra qu'à supprimer la misère". Ce qui est une monumentale perte de sens.
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