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Quand on a fini de lire « Contes et mécomptes de l'Anoci », on a envie de dire à Karim Meïssa Wade (KMW) et compagnie : « ah, les escrocs ». Vu la méthode utilisée par Abdou Latif Coulibaly (ALC), le livre aurait pu être titré « Mes comptes et mécomptes de l'Anoci ».
Après la lecture du livre de Abdou Latif Coulibaly, on a qu'une envie : prendre KMW par les chevilles, tête en bas, le secouer fort pour voir ce qu'il y a dans ses poches, en espérant que le contenu renseigne sur les milliards de FCFA dilapidés par l'Anoci.
Surfacture, appels d'offres nébuleux, chantages..., la Cosa Nostra, ex-mafia italienne, n'aurait pas fait mieux (sauf dans le meurtre). Heureusement pour les Sénégalais, il n'y a pas eu mort d'hommes, mais du chantage, oui. ALC rapporte comment Alioune Sow, patron de la Compagnie Sahélienne d'Entreprises (CSE), a réussi à éviter la prison.
Sur le plan purement stylistique, Latif se répète souvent dans son texte. Quasiment, dans chaque chapitre, on a l'impression d'avoir lu la même chose dans le précédent. Seulement, la répétition n'est pas toujours mauvaise. Amadou Hampathé Ba, que Latif cite, disait dans « Amkoullel, l'enfant peul » : « la répétition, pour nous, n'est pas un défaut...., on ne se lasse pas d'entendre et de réentendre la même histoire ».
La mise en page est un peu sommaire et quelques coquilles. On regrette seulement que Latif n'ait pas pensé à un lexique pour mieux éclairer les néophytes sur certains termes ou appellataions (étude technique, ouvrages, CSE, JLS). L'absence de ces explications à la fin du livre rend la lecture un peu rébarbative.
*Contes et mécomptes, Ed. L'Harmattan, 2009, 204 p., 19 € (12 445 F CFA)