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24 décembre 2023 7 24 /12 /décembre /2023 11:37

Seneweb nous apprend le décès vendredi 22 décembre de Magaye Niang, l acteur principal du film culte "Touki bouki", sorti en 1973 et réalisé par Djibril Diop Mambety.

Le film a 50 ans, mais les thèmes abordés sont d une brûlante actualité. Toujours cette jeunesse (un jeune couple) en quête d ailleurs et qui rêve de prendre le bateau (et non la pirogue) pour aller à "Paris"...

C est aussi un film qui a une valeur documentaire avec de belles images de Dakar, le port autonome, la place de l indépendance ...(avant les embouteillages). C était le temps des Citroën à traction arrière. Très nostalgique.

Le film débute par une scène qui serait choquante aujourd'hui : des boeufs traînés et égorgés dans véritablement un bain de sang. Ça va en révulser plus d un antispéciste, ces militants de la cause animale qui pensent qu on ne doit pas tuer les bêtes pour nourrir les hommes.

Tellement que c'est un film culte que le couple le plus célèbre du hip hop Jay Z et Beyoncé ont repris le graphique du film (une moto avec le crâne d un bœuf) pour illustrer leur œuvre musicale commune OTR II.

Les images sont d'une grande qualité, parce que le film a été restauré en 2008 par la World Cinema Fundation du réalisateur américain Martin Scorsese.

https://youtu.be/8gINedtdtzs?feature=shared

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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 10:10

Boubacar Boris Diop, Felwine Sarr et Mohamed Mbougar Sarr. Certes, vous êtes des plumes connues du monde entier, mais permettez-moi de vous dire que cette fois-ci, vous êtes passés à côté de la plaque. Les Sénégalais qui attendaient de vous, objectivité et impartialité, sont restés sur leur faim. Vous avez décidé de prendre position. Vous êtes partisans. Je vous le concède. C’est votre droit le plus absolu. Cependant, l’objectivité et l’impartialité ne feront que vous honorer dans ce contexte de perturbations notés dans notre pays.Boris, Felwine et Mbougar, nous qui habitons le Sénégal, nous qui vivons et partageons le quotidien des Sénégalais, avons un pincement au cœur en vous lisant. Nous avons mal parce que nous sommes à la fois victimes et témoins de ces actes de vandalisme et de pillage, qui ont marqué ces journées. Malheureusement, je ne vous ai vu nulle part condamner ces acte à savoir :- sabotage des installations de la SONES pour assoiffer les populations de Dakar, afin de créer la panique générale ;- sabotage des installations de la SENELEC pour plonger Dakar dans l’obscurité, afin de permettre à des pilleurs de faire leurs sales besognes ;- pillage des commerces, des grandes surfaces, des banques et stations d’essence avec le vol de coffres-forts ;- acte de vandalisme sur des biens d'autrui ;- incendies dans les Universités ;- attaques des maisons d'honnêtes citoyens qui ont décidé de rester au Sénégal ;- attaques et provocations de nos forces de défense et de sécurité, etc.La liste est loin d’être exhaustive.De l'autre côté, à travers les réseaux sociaux et certains médias des hommes politiques, des influenceurs et activistes manipulent l'opinion nationale et internationale, en leur faisant croire que c’est à cause d'une 3e candidature du Président Macky Sall. La réalité est autre. Et vous le savez très bien.Chers Boris, Felwine et Mbougar, revenez à la raison et prenez votre courage et votre responsabilité, car l’histoire vous interpellera un jour. Prendre sa responsabilité, c'est d'abord dire la vérité. C'est quoi la vérité dans ce dossier dont vous faites cas ? La vérité est qu’un leader politique, est traduit en justice par une jeune Sénégalaise de 20 ans, pour viol.L’histoire retiendra que vous êtes les intellectuels et universitaires qui ont choisi de contribuer à la bonne marche de la machine à manipulation d’une certaine opposition sénégalaise. Chers universitaires, contribuer à détériorer le capital image du Sénégal, ne devait pas venir de vous. Ce Sénégal qui vous a tout donné, occupe une bonne place dans les agences de notation du monde, grâce à sa stabilité et sa démocratie.Dans votre stratégie partisane de manipulation, vous avez opté de faire fi de ce qui est à l’origine de ce décompte macabre. Vous dites bien qu’ « à travers votre tribune », vous tenez « à alerter sur l'usage excessif de la force dans la répression du soulèvement populaire en cours ». Félicitations ! Toutefois, ayez le courage et l’honnêteté intellectuelle de dire la vérité à l’opinion nationale et internationale.A travers ma modeste tribune, je tiens à éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale que vous cherchiez à manipuler, en faisant fi des droits d’une pauvre Sénégalaise qui était utilisée comme « objet sexuel » dans un salon de massage ou salon de débauche.A travers votre tribune, vous avez décidé de ne pas entendre les appels à l’insurrection et incitation des jeunes à la violence de cet homme politique, dont les mots clés sont : « mortal Kombat, arrêter la politique des salons, donner votre sang, maintenant j’ai l’allumette que je cherchais pour mettre le feu au Sénégal, kou dé sa yaye diourat (chaque jeune qui tombe dans les manifestions, ta mère donnera naissance à un autre enfant), à chaque fois qu’il y a une victime, c’est la peur et la pression sur Macky Sall, Macky Sall me tue ou je le tue, attaquer les forces de défense et de sécurité », etc. Sans nul doute, vous me direz que vous n’avez rien entendu.Chers intellectuels, l’histoire retiendra que vous avez décidé de prendre position pour un leader politique, en faisant fi de tout ce que cette jeune génération attendait de vous : objectivité et impartialité.Nous ne reconnaissons plus le doyen Boris qui faisait naguère la fierté des jeunes reporters que nous étions. Quand j’arrivais au quotidien "Le Matin", au début des années 2000, vous veniez juste de quitter en laissant derrière vous, de beaux témoignages. Hélas !Honneur à la démocratie sénégalaise« ….d’une étape importante du saccage de nos acquis démocratiques » dont vous avez fait cas, nul doute que vous êtes aujourd’hui les porte-étendards à la solde de je ne sais qui, pour ternir l’image du pays qui vous a tout donné. Sachez que la démocratie sénégalaise avec ou sans vous, continuera de faire la fierté de l’Afrique et du Sénégal.Certes, elle est aujourd’hui dans une zone de turbulence, mais c’est cette démocratie qui a permis à Abdoulaye Wade d’arriver au pouvoir en 2000 face à Abdou Diouf, à Macky Sall en 2012, face à Abdoulaye Wade. C’est cette démocratie qui a permis à l’opposition de gagner en 2014 et en 2022 des villes comme Dakar la capitale, Thiès, Ziguinchor, Kaolack, etc. C’est cette même démocratie qui a permis à l’opposition sénégalaise d’obtenir 82 sièges au parlement, contre 83 pour le parti au pouvoir en 2022. Une première dans une démocratie africaine.3e candidature ou une stratégie de manipulationChers intellectuels, parler de 3e candidature alors que le Président Macky Sall ne s’est pas encore prononcé, relève d’une malhonnêteté intellectuelle sans précédent. Les 16 morts de 2023 et les 14 de mars 2021, sont à inscrire sur la liste du feuilleton judiciaire entre la jeune fille des iles du Saloum et ce « puissant » responsable politique. Ce dernier qui, jusqu’à l’heure où j’écris cette contribution, refuse de répondre à la justice de son pays qui l’a finalement jugé et condamné par contumace. Et vous refusez toujours de dire la vérité.Selon le trio partisan que vous êtes : « La nature socratique du verdict du procès d’Ousmane Sonko a fini par convaincre que ce n’était pas la manifestation de la vérité qui était visée, mais bel et bien l’élimination d’un opposant politique, dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Elle pose surtout le problème de notre appareil judiciaire, dont la fragilité et la fébrilité sont apparues au grand jour. »Pour votre information, l’homme politique que vous venez de citer, est condamné pour délit de corruption de la jeunesse.C’est quoi la corruption de la jeunesse ? La corruption de la jeunesse est une infraction à la loi pénale prévue et punie par l’article 324, alinéa 2, du Code pénal qui dispose : « sera puni des peines prévues au présent article, quiconque aura attenté aux mœurs en exécutant, favorisant ou facilitant habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse de l’un ou l’autre sexe au-dessous de l’âge de vingt et un ans, ou, même occasionnellement des mineurs de seize ans ». La peine prévue sera selon l’alinéa 1 de l’article 324 du Code pénal, est de 2 à 5 ans et d’une amende de 300 000 à 4 000 000.Le rappel profite aux croyantsToujours d’après votre tribune : « Nous n’ignorions pas, après 1963, 1968, 1988, 1993, 2011 et 2021, que l’histoire politique du Sénégal charriait sa part obscure de violence. » Certes, vous avez donné des années référence de tensions politiques au Sénégal, toutefois permettez-moi de faire un bref rappel sur ces dates historiques, en y ajoutant 1994, 2004, 2013 et 2015.Chers intellectuels, le Saint Coran nous a appris que « le rappel profite aux croyants ».1963 : c’était le procès de Mamadadou Dia, président du Conseil du Sénégal qui est accusé de complot contre le Président Senghor en 1962. Arrêté, son procès est convoqué au début du mois de mai 1963 et a duré cinq jours ;1963 : c’est également l’événement du 3 décembre suite à la candidature unique du Président Léopold Sédar Senghor et de son parti, à la première élection législative du Sénégal indépendant. Une forte mobilisation populaire avec des milliers de manifestants, sera réprimée dans le sang avec 40 morts et 250 blessés à la Médina ;1968 : à l’instar de beaucoup de pays, le Sénégal a connu des mouvements de contestation, particulièrement à l’université de Dakar, suite à la protestation des étudiants contre la réduction des bourses, avec un premier appel de l'Union des étudiants sénégalais (UDES) lancé le 18 mars et le début d'une grève de protestation le 18 mai. Le 29 mai, la Police entre dans le temple du savoir, ce qui entraîne la mort d'un étudiant ainsi que 69 blessés dont 42 étudiants ;1988 : Le Sénégal a organisé une élection présidentielle avec quatre candidats en lice. Apres la proclamation des résultats, de violentes manifestions éclatent à Thiès et à Dakar. Me Abdoulaye fut arrêté le 29 février 1988. Son procès a eu lieu le 11 mai 1988, après avoir été reporté une première fois. Me Wade fut condamné à an avec sursis ;1993 : Me Babacar Sèye, vice-Président du Conseil Constitutionnel, est assassiné le samedi 15 sur la corniche ouest de Dakar, après les élections législatives du 09 mai 1993. Me Abdoulaye Wade et sa femme son inculpés le 1er octobre 1993. L’arrêt de la Chambre correctionnel de la Cour de Cassation du 6 septembre 1994, a prononcé le non-lieu en faveur de Abdoulaye Wade et ses codétenus. Tandis que Amadou Clédor Sène, Assane Diop et Papa Ibrahima Diakhaté, reconnus coupables, sont condamnés ;1994 : le 16 février, le mouvement moustalsidini wal moustalsidati organise une meeting de coalition avec le Président Wade. Un mot d’ordre a été donné pour marcher vers Palais de la République. Les conséquences étaient lourdes avec des saccages, pillages et la mort de 4 policiers ;2004 : Idrissa Seck, Premier ministre sera démis de ses fonctions en 2004, avant d’être convoqué le 15 juillet 2005 par la Division des investigations criminelles (DIC), dans l’affaire dite des chantiers de Thiès. Il est inculpé le 23 juillet 2005 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale », avant d’être déféré à Rebeuss, où il passera 199 jours. Il sort de prison le 7 février 2006 avec un non-lieu par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice ;2011 : un 23 juin de cette année, les forces vives de la nation sénégalaise se sont mobilisées pour dire non à un projet de lois appelé quart bloquant proposé par le Président Abdoulaye Wade ;2013 : Karim Wade, fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade, est poursuivi par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Le 23 mars 2005, le verdict est tombé. Karim Wade écope d’une peine de six ans de prison ferme et d’une amende de 138 milliards de francs CFA ;2015 : Khalifa Ababacar Sall, maire socialiste de Dakar, est accusé d’avoir détourné 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros) de la régie d’avance de la municipalité de Dakar. Khalifa Sall sera finalement condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende de 5 millions de francs CFA pour « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des fonds publics » ;2021 : le député Ousmane Sonko est accusé de viol par Adji Sarr, une jeune masseuse du salon Sweet Beauté en février 2021 en pleine crise sanitaire de COVID-19. Jugé en mai 2023, il est condamné le 1er juin par contumace, à 2 ans de prison ferme pour corruption de jeunesse.Hors sujet…« Mais de toutes les convulsions qui ont agité l’histoire moderne de notre pays, celle qui se déroule sous nos yeux, nous semble être la plus simple à résoudre et, par ce fait même, la plus tragique en ses conséquences actuelles », là je suis d’accord avec vous. Malheureusement ce qui va suivre montre à suffisance que vous êtes hors sujet, si c’était un sujet de dissertation.Vous dites : « Il suffirait qu’un homme dise : Je renonce à briguer un troisième mandat qui déshonorerait ma parole d’homme, mon pays et sa Constitution, pour que la colère qui s’exprime dans les rues sénégalaises en ce moment même, sans disparaître tout à fait, s’atténue. Cet homme, c’est le président de la République. » Ah bon ! Ironie du sort. Je ne savais pas que le verdict qui était donné le 1er juin 2023 au temple de Timis portait sur un 3e mandat du président de la République. Pourtant, ni vous, ni moi n’ont pas encore entendu le Président Macky Sall dire qu’il briguera un 3e mandat.Vous voulez également « qu’il annonce que les articles L29, L30 et L57 du Code électoral seront révisés, que le parrainage sera aboli afin de rendre les élections inclusives et que tous les prisonniers politiques et d’opinion seront libérés pour que la tension baisse, et que la paix ait une chance de revenir. » Apparemment vous avez oublié de citer l’article L27 de la Constitution sénégalaise qui dit que : « La durée du mandat du Président de la République du Sénégal est de 5 ans. Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. » Pour votre information, son acte de naissance est signé le 5 avril 2016, après le référendum du mois de mars de la même année. De grâce, faites la différence entre la Constitution du Sénégal et les promesses ou engagements pris par un citoyen, fût-il Président de la République.Par ailleurs, vous revenez sur ce que vous appelez : « la vague de violence qui secoue le Sénégal depuis plusieurs jours ». Sans vous offenser, « cette vaque de violence » est le fruit de cette industrie de manipulation à laquelle vous contribuez de la plus belle des manières. Ces actes de vandalisme et de pillage mettent à nu les tares de la société sénégalaise à laquelle nous appartenons tous. Cette société qui est victime de certains de ses universitaires et intellectuels « encagoulés », responsables politiques, membre de la société civile, journalistes, religieux, influenceurs ou activistes, etc.Enfin je vous recommande le livre d’El hadj Ibrahima NDAO « SENEGAL, HISTOIRES DES CONQUETES DEMOCRATIQUES ». Selon ce brillant intellectuel, « le chemin parcouru par le Sénégal, depuis la colonisation jusqu’à nos jours, a été long, souvent difficile, mais toujours exigeant ».Permettez-moi enfin de m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de la manipulation des hommes politiques, entre 2021 et 2023.

Par Talibouya Aidara 

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28 mai 2023 7 28 /05 /mai /2023 19:50

Intéressant ! (Commentaire sur un post Facebook de Amadou Ba "Debbo, Femme, haal, exprimes toi" 28 mai 2023

La Société traditionnelle peule — telle que l’ont vécue nos parents et grands-parents, et que nous vivons nous-mêmes, dans une certaine mesure, —  se fonde d’abord sur des valeurs positives, à savoir: la parenté (banndiraagal), la générosité de cœur (kaaraysiraagal), le code d’honneur (ndimaagu) et le courage (cuus-nderaagu).  

A côté de ces valeurs,  somme toute, universelles, subsistent des éléments négatifs mais en passe de disparition; je veux parler du mariage forcé, de la prévalence des castes — certes moins aiguës qu’en Inde, mais, tout de même, actuelles —  Quant à la polygamie, c’est un choix personnel que nous recommande l’Islam et non un impératif matrimonial comme le pensent certains.  

Pour ainsi dire, nos sociétés sont en train de subir des mutations certes lentes, mais notables .

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7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 16:33

Au début des années 2000, j'ai eu l'honneur d accompagner la diva Coumba Gawlo l'Officiel le temps d un week-end à Saint Louis et Louga.

C'était à l occasion de la fête de Tabaski ou korité (je ne me rappelle plus). En fin d après midi, mon téléphone sonne : c'est Coumba Gawlo elle-même qui m appelle me demandant si je pouvais venir avec elle. Elle devait se produire au Quai des Arts à Saint Louis et au stade municipal à Louga. Pareille demande ne se refuse pas. Je me suis dit : chaque année, c'est le même rituel. Je quitte HLM 5 où on habitait à l époque pour aller à Pikine rendre visite aux copains. Cette année, tu as la chance de changer d ambiance. Donc, je n ai pas hésité longtemps. 

Je devais la retrouver quelque part vers le Cices sur la route. Elle avait un véhicule Laguna (très propre, comme disent les vendeurs). C'est son frère qui conduisait, elle devant et l'épouse du frangin derrière.
A peine, j ai ouvert la portière arrière qu elle me dit tout de go : Ndiaye Diatta, ma ngui thi bleu bi, parlant de mon bazin bleu (korité oblige). Très flatté par son compliment, j ai palpé mes poches, que du papier et des stylos (à l'époque, j étais très souvent fauché), du coup, je lui ai rendu la politesse par un sourire et un merci.

Et nous voilà, tous les quatre en route pour le Nord.
J ai remarqué qu'elle savait mettre à l aise ses invités mais aussi qu elle était très famille. Sur le chemin, elle a fait un détour, je crois à Tivaouane pour dire bonjour à une tante ou une grand mère. Et on a continué le périple. Je disais qu elle avait une puissante Laguna et du coup, on finit par rattraper ses musiciens et techniciens qui prenaient des rafraîchissements sur la route. Ah là, c est la transformation : ce n est plus Coumba la souriante, mais Coumba la lionne. Avec fermeté, elle leur demandait de reprendre la route avec son fameux : allez, allez, faut speeder là..." 

Elle voulait éviter les retards. Une fois à Saint Louis, elle m a confié à son "manager" (c'est le gars qui s est présenté ainsi). Un mec cool, un peu original voire rock and roll. Il ne dormait pas. Il m a trouvé quand même une chambre à l'hôtel. Bonne ambiance. Le lendemain, j ai croisé l ancien musicien du Xalam Henry Guillabert et l acteur français et sénégalais Richard Bohringer (il a la nationalité sénégalaise) qui devaient rencontrer la chanteuse.

Et puis cap sur Louga, au stade municipal. Là encore, j ai accompagné Coumba Gawlo rendre visite à la famille de l iconique personnage Djily Mbaye. Ce n est pas une maison qu ils ont mais un Palais, vraiment. Une bâtisse immense avec des décorations comme dans les Palais.
Pour le concert à proprement parlé, je me rappelle des tracasseries de l équipe municipale qui demandait au "manager" des garanties pour ci ou cela, une pièce d identité pour tel ou tel papier. Une vraie prise de tête comme savent le faire ceux qui travaillent dans l administration publique. Un geste qui m avait fait sourire : après d intenses négociations, pour la pièce d identité, le "manager" a tendu dans un geste théâtral une vielle carte d identité dont la date de validité était dépassée. L agent municipal n'y a vu que du feu. Et puis tout est rentré dans l ordre et place au concert qui s est déroulé dans une ambiance festive. 

Retour sur Dakar. Avant de se quitter, je me rappelle qu elle m avait prodigué des conseils notamment en milieu professionnel, sur les pièges à éviter, les fausses amitiés, etc. On sentait que c'est l expérience qui parlait. 
Et jusqu'à mon départ du journal, à chaque événement, je recevais mon invitation, pareil pour le nouvel An. Elle prenait soin d'y glisser sa photo dédicacée avec des mots d encouragements ou de motivation.

Illustration musical : la chanson "Siyo" (le clip intégral ici https://youtu.be/8-Iibqpwsno)
 où elle rend hommage aux awlube (griots) du Boundou. 
Pour la petite histoire, il faut se dire que les musiciens sénégalais qui portent l appellation Gawlo dans leur nom de scène ou se réclamant ainsi, le font pour dire leur ascendance pulaar. C'est le cas, outre Coumba Gawlo, Aïda Samb, d une certaine manière Youssou N'Dour (par sa mère)...

 

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25 avril 2023 2 25 /04 /avril /2023 15:45

24 avril 2023 Seneplus

A peine quelques minutes après la publication du communiqué de la Présidence de la République annonçant qu’il était mis fin aux fonctions du président du Conseil économique, social et environnemental, ainsi que celles de ses partisans membres du gouvernement, c’est au tour d’Idrissa Seck de s’engager dans la bataille de communication. Comme pour contredire ses anciens alliés, le désormais ex président du CESE a partagé sa lettre de demission de l’instance, qu’il a adressé au chef de l’Etat, ce lundi, comme annoncé deux jours plus tôt après la prière de Korité. Voici l’intégralité de la lettre.
 
Objet : démission
 
Monsieur le Président de la République,
 
Au moment où, par la présente, je soumets à votre attention ma démission de la fonction de Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), je voudrais rendre grâce à Dieu de l’ensemble des bienfaits dérivés du secours d’Allah puis de la jonction de nos forces au bénéfice des populations sénégalaises et africaines.

Je souhaite également Lui rendre grâce de m’Avoir permis d’être le témoin privilégié de votre conduite admirable des destinées de notre pays et de notre continent.
Beaucoup d’adversaires politiques ont cherché, à tourner en dérision ma confession que la critique formulée en son temps et limitant votre vision à Diamniadio, s’est révélée infondée, au regard de vos nombreuses réalisations.

Qu’ils entendent les populations du Fouta, du Sine Saloum, du Cayor, du Diambour, du Baol, etc. dont la soif est étanchée grâce aux forages du PUDC, etc. Qu’ils empruntent l’autoroute Ila Touba et celle allant vers Kaolack. Qu’ils enjambent les ponts sur le fleuve Gambie, le fleuve Casamance, le fleuve Sénégal ainsi que ceux interconnectant plusieurs territoires jadis enclavés, alors, ils n’auront d’autres choix que de me laisser « dire à ta regrettée et vaillante maman, Coumba TIMBO (Paix et Miséricorde d’Allah sur elle), que tu as bien travaillé. »

Il sied, cependant, de rappeler que quel que soit la consistance du bilan, aucune œuvre humaine ne saurait être parfaite.

Ma conviction est que vous à la tête du pays pour le temps qu’Allah Seul Décidera de vous Accorder et moi, de retour comme Chef de l’Opposition, nous continuerons, chacun à sa place, de contribuer au rayonnement de notre pays en Afrique et dans le monde, de veiller à ce que sa démocratie, sa stabilité et sa légendaire téranga ne soient compromises ni par le populisme, encore moins par quelque extrémisme que ce soit.

Qu’Il plaise au Seigneur des mondes de préserver le Sénégal, l’Afrique et le monde des terribles menaces liées, entre autres, au changement climatique et aux nouvelles technologies qui, sciences malheureusement utilisées sans conscience, ruinent les âmes d’une jeunesse insuffisamment préparée au monde d’aujourd’hui et de demain .

Veuillez accepter, Monsieur le Président de la République et non moins précieux frère, tout protocole observé, l’expression de ma très haute considération, appuyée par mes ardentes prières de succès.

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 11:56

Le film "Tirailleurs" est d une rare... originalité. L'acteur Omar Sy a choisi de s y exprimer en pulaar, langue des Peuls. Ça doit être l un des premiers films dans ce registre, voire le premier tout court. Il y est question de l apport des tirailleurs sénégalais (juste une appellation générique, en réalité, ils ne venaient pas uniquement du Sénégal) pendant la "première guerre mondiale" (1914-1918).

Il faut aller voir le film pour connaître cette version méconnue en France de cette histoire et pour apprécier le bel accent des "jibinannde France" (enfants nés en France), quand ils s expriment en pulaar.

C est l'occasion de rendre hommage à la grande association de promotion de la culture peule de l époque KJPF (Kawtal Janngoobe pulaar fulfulde e winndere he) de feu Murtudo Joob et ses amis.

Cette association avait des sections très dynamiques aux Mureaux, Mantes la Jolie, Montargis, Saint Die, Noisy le Sec, Trappes...bref partout où il y avait une importante diaspora pulaarophone.

Je ne dis pas que Omar Sy a bénéficié des cours d expression pulaar de cette association mais il a sûrement dû être influencé d une manière ou d une autre par KJPF...

 

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17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 12:38
Bonnet ZigZag dit Cabral, tout savoir sur ce best-seller..

Popularisé sous le nom de bonnet africain, le bonnet ZigZag dit ” Cabral ” est très apprécié. A la fois sobre et original, il se porte facilement en toutes circonstances. Aujourd’hui, nous le retrouvons un peu partout dans le monde musulman. En Afrique, en passant par la Turquie ou encore les pays de l’Est et du Golf, le bonnet ZigZag a ses adeptes. Vous souhaitez tout savoir de cet incontournable couvre-chef ? Suivez notre guide dès maintenant !

Le bonnet ZigZag, bien plus qu’un accessoire

Bonnet africain, sénégalais ou encore Cabral, vous le connaissez peut-être sous un de ses nombreux noms. Ce bonnet à pompon se caractérise par son motif ZigZag facilement reconnaissable.

Autrefois répandu en blanc et noir, il se décline aujourd’hui dans une multitude de couleurs sur Ma-Chachia.com. Vous pouvez varier les effets pour un style urbain ou classique, pas mal non ? Revenons à l’histoire de ce bonnet atypique aux multiples noms !

Plébiscité en Afrique

Pour en savoir davantage sur le bonnet Cabral, rendons-nous en Afrique de l’Ouest. Plus précisément en Guinée-Bissau, où l’appellation Cabral a vu le jour. Et ce, en hommage à Amilcar Cabral, qui ne s’en séparait jamais. Cet homme engagé, a joué un rôle emblématique dans l’indépendance bissau-guinéenne, face à la colonisation portugaise.

Contre toute attente, le bonnet ZigZag ne vient pourtant pas d’Afrique de l’Ouest. Vraisemblablement, Amilcar Cabral aurait adopté ce célèbre couvre-chef, lors d’un voyage en Europe de l’Est.

Les véritables origines du bonnet ZigZag

Notre voyage nous amène désormais à plusieurs milliers de kilomètres de la Guinée-Bissau, en République Tchèque. En quelques mots, le bonnet ZigZag est connu sous le nom de ” Zmijovka “. Porté par la population fermière et la classe ouvrière, il a été conçu dans l’usine Fezko, qui a existé dès l’année 1812 et ce jusqu’en 2008.

Ce bonnet traditionnel tchèque est un grand classique adopté par la population rurale . La ” Zmijovka ” est également associée aux travailleurs tels que les poissonniers, bouchers

ambulants, aubergistes et conducteurs de camions. Aujourd’hui encore, cet incontournable est vendu chez les chapeliers et dans les boutiques de vêtements de travail en Moravie et en Bohême.

Il est utilisé pour protéger les oreilles et couvrir le crâne du froid. Outre sa fonction pratique, depuis quelques années beaucoup adoptent le bonnet ZigZag comme accessoire vestimentaire à part entière. Pour la petite histoire, ce couvre-chef fut nommé ” Zmijovka “, puisque ses motifs ZigZag lui valent le surnom de vipère ” Zmije “, ou encore ” Hadov ” signifiant serpent, en tchèque.

Un incontournable dans notre boutique

Chez votre spécialiste des couvre-chefs Ma-Chachia.com, vous pouvez retrouver le bonnet ZigZag dans une multitude de couleurs, pour être assorti avec vos tenues. Pour découvrir tous nos modèles c’est par ici.

Ce bonnet court est un passe-partout que vous pouvez adopter en toute saison. A porter en mode urbain avec un sarouel et un hoody ou encore en mode plus classique avec un qamis et un gilet fin.

Source : www.ma-chachia.com

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18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 15:36

Les feuilles ont jauni, les branches commencent à céder une à une. Mais le majestueux arbre reste toujours enraciné. Le groupe de musique Orchestra Baobab a été créé en 1966, sous l'instigation du neveu du président de l'époque, Léopold Senghor. Selon une version, (y en a d'autres sûrement), Adrien Senghor a pris contact avec Rodolphe Clément Gomis dit Rudy Gomis pour lui demander de monter un groupe de musique en vue de divertir la haute société sénégalaise de l'époque des années post indépendance. Le Baobab Orchestra s'est produit pendant plus d'une décennie avec des membres fondateurs comme le chanteur Rudy Gomis (Guinée Bissau), le guitariste Barthélémy Atisso (Togo), qui était venu au pays de la Teranga pour étudier le droit, le saxophoniste Issa Cissoko (Mali), le guitariste Latfi Bengelloun, d'origine marocaine résidant à Saint Louis. L'autre musicien, qui était membre du Miami Club de feu Ibra Kassé : Balla Sidibé.

 

Et de là donc, a démarré l'aventure du Baobab, qui était en fait le nom de la boîte de nuit où ces musiciens jouaient . Au milieu des années 80, les musiques afro-cubaines sont harcelées par la nouvelle vague appelée mbalakh et ringardisées. Le groupe se sépare, les membres se dispersent. Atisso le guitariste-arrangeur retourne au Togo pour devenir avocat, Gomis le chanteur se lance dans l'enseignement... C'est la traversée du désert musical, causée en partie aussi par une conception "communiste" de leur carrière. Il n'y avait pas de star qui émergeait. Ils étaient tous au même niveau et étaient poly-facettes (chanteurs, danseurs, choristes, batteurs, percussionnistes...)


Au début des années 2000, surprise, surprise. Un producteur anglais du nom de Nick Gold, patron du label World Circuit décide de relancer le groupe. Sûrement par l'entremise de la star planétaire Youssou Ndour. L'arbre majestueux est resté enraciné, juste les feuilles avaient jauni et donc, il suffisait d'un peu d'attention pour lui redonner une seconde jeunesse. Les musiciens ont repris le chemin des studios et se sont produits au quatre coins du du monde. Mais comme disait Renaud, le chanteur Français, « le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants». Il efface le sourire des adultes aussi. Le temps a fait donc son effet. "Aduna waawi mbiru, waawi mbaadi" (le temps érode la force physique et la beauté), dit-on au Fouta Toro (d'ailleurs titre d'une chanson éponyme du groupe avec Médoune Diallo). Depuis 2016, les disparitions s'enchaînent : d'abord, il y a eu le décès de Ndiouga Dieng en 2016, Issa Cissokho en 2019, Balla Sidibé en 2020, Barthélémy Atisso en 2021 et Rudy Gomis en 2022.

Pour les membres fondateurs du Baobab, c'est l'hécatombe. Il ne reste parmi le groupe originel que le bassiste Charlie Ndiaye qui, d'après la dernière interview de Rudy Gomis, serait devenu non voyant. Comme un signe du destin, dans le morceau « Ndeleng ndeleng » (les cinq y figurent), les musiciens entonnent son nom : "Charlie Ndiaye" (voir la vidéo https://youtu.be/q_S9OQtI8gA). C'est une merveilleuse aventure que celle de l'Orchestra Baobab (voir l'éloge en anglais dédié à Balla Sidibé https://medium.com/@worldcircuitrecords/balla-sidib%C3%A9-1942-2020-9244bc2076f5).

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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 09:56

Le nouveau Premier ministre du Sénégal est un vrai timide, mais un faux doux. S’il a du mal à regarder son interlocuteur dans les yeux, et s’abrite derrière cette réserve bien peule, Macky Sall est un homme à poigne. L’expulsion de neuf Français du Sénégal, en juin 2003, en réaction aux charters de Nicolas Sarkozy, c’est lui. L’ouverture des discussions autour de la révision du fichier électoral sans la présence du CPC, « trop porté à la surenchère », c’est encore lui. Les récurrentes opérations coup de poing qui débarrassent les artères de Dakar des délinquants et prostituées, c’est toujours lui.

Marié et père de deux enfants, Macky Sall a la silhouette robuste, le regard acéré, la mise impeccable.
Militant du PDS depuis 1987, il connaît une ascension rapide au lendemain de la victoire du 19 mars 2000. Nommé directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) en décembre 2000, il devient ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique en mai 2001, et conserve pendant dix-huit mois ce département.
Ingénieur géologue, géophysicien, diplômé de l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, liée à l’Institut français du pétrole de Paris, il croyait trouver sa place naturelle au département des Mines.
Mais Abdoulaye Wade le nomme ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement en novembre 2002.

À 43 ans – il est né en décembre 1961 à Fatick, dont il est devenu maire en mai 2002 -, ce scientifique de formation passionné d’informatique, qui se sent technocrate au point de piloter la Cellule initiatives et stratégies (CIS, le club des cadres du PDS), se retrouve sur le devant de la scène politique, à la primature.
Réussira-t-il à inscrire son action dans la durée, face à un chef de l’État qui a usé trois Premiers ministres en quatre ans ?

(Rédigé le 26 avril 2004 par Cheikh Yerim Seck pour Jeune Afrique)

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 20:09

L'eau coule lentement

Comme d'imperceptibles pas

Nous parviennent les cris

De l'intelligentsia oisive

Bientôt les lumières 

S'éteindront

La nuit porte conseil

L'esprit en éveil

On cogitera sur l'avenir

On méditera pour éviter le pire

On réfléchira pour demain

Et déjà, il est minuit passé

Un nouveau jour est né et mes copains

Couchés, sur le lit, dorment à poings fermés.

 

Abdoulaye I. Ndiaye, étudiant en Histoire

Ucad, 19 janvier 2001, 23h28

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