Le blog www.infosdusud.com traite de l'actualité sénégalaise, africaine, de la diasporoa africaine en Europe, en Amérique du Nord, en Asie. Il diffuse des informations aussi bien sur la politique que la culture, société et les sports...
Il paraît que le Président Abdoulaye Wade est candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'est-ce qu'il s'y prend tôt. Mais pour remporter le scrutin, il a raison de clarifier ses intentions. Ces derniers temps, l'actualité ne plaide pas en sa faveur : inondations à Dakar, pressions sur les journalistes, soupçons de corruption à grande échelle (voir le livre de ALC sur l'ANoci), coupures de courant quasi-quotidiennes... Bref, la coupe est pleine et les Sénégalais en ont ras-le-bol et ça se comprend.
Du côté du pouvoir, on essaie de réunir la famille libérale un peu dispersée. Idrissa Seck fait les intermédiaires pour ramener Macky Sall à la maison, comprenez au PDS. Le patron de l'APR est apparemment catégorique : tout retour au PDS est exclu, son ambition, son objectif, c'est le palais présidentiel. Du côté de l'opposition historique, Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng fourbissent eux aussi en coulisse les armes. Mais tout le monde sait que sans une coalition solide, comme celle qui a balayé en 2000 le régime de Abdou Diouf, Me Wade sera réélu haut la main.
Au lieu de perdre du temps à dénoncer les pratiques du pouvoir en place, à s'indigner du calvaire que vivent les Sénégalais, Niasse, Tanor, Macky et les autres devraient travailler à trouver un consensus sur un candidat unique capable de battre Wade, comme naguère ce dernier avait battu Diouf. Sinon, la réélection de Wade ne ferait aucun doute et ce sera la faute à l'opposition. A plus de 80 ans, l'usure du pouvoir avec, ce serait un énorme risque pour le Sénégal.
L'essence même de la démocratie, c'est la volonté de la majorité à accéder au changement lors d'élections crédibles et transparentes. Les Sénégalais ayant déjà mis un stop à la volonté du fils (KMW) de succéder à son père lors des dernières municipales, peut-être bien que Gorgui ne se gênerait pas de transmettre légalement le pouvoir à son rejeton. Une fois élu, il pourrait nommer l'ex-boss de l'Anoci au poste de dauphin constitutionnel. Ce serait légal, démocratique, mais surtout dramatique.